Il y a des têtes à claques, des têtes bien faîtes, des têtes bien pleines, etc… Et il y a des têtes à caricature. Notre héros en est le prototype. Alors je vous propose de le croquer ! Je ne sais pas si vous allez aimer, parce que le gaillard ce n’est pas du mou, c’est vraiment du dur. Il faut y aller à pleines dents, seule façon de pouvoir le croquer…
Alors à table ! Couteau fourchette pour bien piquer dans la bête…
100 kg de prétention. 175 cm de hauteur de suffisance. 120 cm de tour de taille gonflée aux prébendes honorifiques. 1er degré du pire obsolète et assumé. Eternel apprenti au sens littéral. Le tout saupoudré de quelques années à se prendre pour 007, planqué derrière un masque qu’il n’a toujours pas réussi à ôter. Quelques bribes d’érudition discursive piquées au vol dans quelques clics Wikipédia erronés. Une plâtrée d’humour gras made in Brutus himself, César du Bar de la marine, Myosotis fané et autre Anaxagore goguenard, ses passeurs de mauvaises pensées. Un zest de citron bien acide sur de la retape pseudo journalistique d’une Lumière Express trop profane pour être honnête. Voila la charge chatouilleuse que m’inspirent les errements épistolaires adressés à l’encan vers nos homologues étrangers de celui qui est parti en guerre contre des moulins à vents. Rocinante n’a qu’à bien se tenir !
Alors voila que ce personnage haut en couleurs pastels et en gouaille persiflante, s’est autoproclamé champion de la contestation diffamante. Certes, ce héros au long bec emmanché d’un long culot, n’arrive plus à trouver le Nord. Alors il s’essaye à l’Est, sur un trône trop grand pour son talent et trop petit pour son embonpoint (… On a dit pas le physique !), après avoir essuyé les colonnes du Septentrion et du Midi, trop poussiéreuses à son goût. Le voici président par ci, grand maître par là, manifestant à gauche, houspilleur à droite, omnipotent au centre. Il les a tous éliminé le rusé ! Fini l’éphémère FMR. Fini les caciques battus et bredouilles. Fini les concurrents concurrencés et courroucés. Fini les révoltés d’un Bounty qui a fondu comme roudoudou au soleil.
Alors puisqu’on n’en veut pas ici, il se fera adouber là-bas… Enhardi, le coq vitupère contre le bachibouzouk en chef à la place de qui il se voyait khalife à la place du khalife. Il se trémousse, trépigne, piaffe et s’impatiente jusqu’à se voter chef des chefs tous rires confondus… J’aurais écrit tous rites confondus, personne n’aurait compris, puisque ce n’est pas possible !… Allons, on ne mélange pas les français et les écossais, les rectifiés et les alambiqués !
Enfin, dans un formidable élan de bouffissure redondante, d’arrogance vindicative, d’emphase déphasée, d’ambition usurpée, de vanterie grandguignolesque, voila que même gratifié du poste convoité, du degré fantasmé, l’homme-frère va se rêver encore au-delà. Insatisfait de tout, des honneurs et des déshonneurs, des mots et des maux, des dires et des maudire, il ira quand même se faire hiérarchiser jusqu’au niveau où seuls les « illuminés » peuvent s’imaginer tutoyer le GADL’U.
Ha, démesure quand tu nous tiens !
Seules, croyait-on, les précieuses pouvaient être ridicules. Et bien non, voila qu’un personnage de roman de gare nous a appris que le burlesque, le caricatural, le cocasse, le dérisoire, l’ubuesque pouvait (au singulier) se grimer aussi au mode masculin !