Théiste ? Déiste !!

Qu’elle est la différence entre déiste et théiste ?
Le déiste désigne à l’origine un croyant par opposition à un athée. Le mot est apparu en 1564 (nous dit le Petit Robert), dans les milieux sociniens (nous dit le dictionnaire de philosophie de Christian Godin).
Mais le terme va se préciser par la suite. Il s’agit d’un croyant qui n’a pas besoin des religions existantes pour croire en l’existence de Dieu : donc pas besoin de dogmes, de révélations, de « superstitions » pour reprendre l’expression si chère aux philosophes du Siècle des lumières. Diderot disait : « Le déiste seul peut faire tête à l’athée, le superstitieux n’est pas de sa force ».
En ce sens, le déisme (terme apparu plus tard en 1669), équivaut à la religion dite naturelle. L’homme contemple la Nature, en observe les lois (et la beauté !) et en conclut à l’existence de Dieu grâce à sa seule raison. Les francs-maçons qui se réfèrent au Grand architecte de l’univers (GADLU) le sont aussi. On peut également dire que les transcendantalistes (avec Ralph Waldo Emerson) le furent. Idem pour ceux qui situent Dieu à l’origine des mondes, dans un pré Big-bang. J’ajoute que le déiste ne se prononce pas sur la nature de Dieu, ni sa présence et action en ce monde, mais seulement sur son existence.
Le théisme (plus tardif que le déisme puisqu’apparu dans la langue française en 1756, mais au XVII° siècle en Angleterre) maintient lui aussi son indépendance totale par rapport aux religions (« positives » dit le Petit Robert – sic ! mais c’est sans doute au sens d’existentialiste) , mais il admet que c’est un Dieu personnel (ayant le statut d’une personne douée de volonté, de morale), unique bien entendu, distinct du monde et exerçant sur lui une action. D’où la possibilité, voire la nécessité d’un culte : c’est un Dieu qui reste providentiel et qu’il nous faut donc prier. Il peut punir, accorder ou non la vie éternelle, etc.
C’est un Dieu actif qui ne se contente pas d’être seulement un dieu créateur. Il reste présent en sa Création. Voltaire disait « On ne saurait trop respecter ce grand nom de théiste », mais on peut néanmoins le considérer comme déiste car on ne le vit guère prier ! Le théisme, pour lui, était surtout pour maintenir le peuple dans la moralité.
Ce sont précisément les penseurs anglais du XVIIème siècle qui sont les théoriciens du théisme. Cudworth (1617-1688), le premier à employer ce mot, désigne par là un système philosophique qui affirme l’existence de Dieu appuyée sur des preuves philosophiques (seules !). Le théisme participe du combat des philosophes contre l’Eglise.
Les tentatives de fonder une Eglise théistes, par exemple sous la révolution française avec Dame Raison) ont toutes échouées. A mon avis parce qu’une religion ne se limite pas à des idées … A noter que des obédiences maçonniques ont maintenu le théisme anglo-saxon de leur origine, contrairement aux loges dites « laïques » comme le Grand Orient de France (GOF).

Théisme et Déisme réconciliés.
Théisme est d’origine grecque, déisme d’origine latine. A priori ils ont la même signification, mais les usages philosophiques ont opéré une distinction entre les deux mots.
• Théisme est une doctrine qui affirme l’existence personnelle d’un Dieu révélé et son action providentielle dans le monde.
• Déisme est le système de ceux qui, rejetant toute révélation, se réfèrent à l’existence d’un concept divin qui induit une religion naturelle.
Le théiste croit, le déiste édifie une conviction.
Le système déiste est notamment celui des religions animistes, très anciennes, et présentes sur tous les continents, sous des formes diverses, assez discrètes et peu connues. Mais le système déiste qui nous intéresse dans ce travail est celui qui est induit, une conviction, par la science ou la philosophie et qui se rejoignent finalement, car ils font tous deux appel au raisonnement. Les déistes proviennent souvent des religions révélées et leur déviance est définie par l’expression théisme insatisfait.
Ainsi, les trois Religions du Livre connaissent leurs déviations :
• Les Juifs ont plusieurs courants déistes, notamment le Gaon de Vilna (fin XVIIIe siècle) et, avant cette époque, le courant dont était issu Spinoza, entre autres.
• Les Chrétiens, du 4ème siècle à nos jours, n’ont cessé de produire des courants gnostiques, tous qualifiés d’hérétiques ; et depuis le 19e siècle, ces courants chrétiens se sont différenciés par l’intermédiaire des sciences et des philosophies. Les philosophes de références étaient Socrate, Voltaire, Descartes, Nietsch et Bergson.
• Les Scientifiques étaient Aristote (inspirateur de Teilhard), Galilée, Darwin, Teilhard de Chardin, Einstein et plusieurs mathématiciens et physiciens.
Mais ces deux listes ne sont pas exhaustives. On pourrait leur ajouter S. Freud qui se situe entre science et philosophie.
• Les Musulmans ont connu, eux aussi, une dérive au XIIe s. avec la réapparition d’un courant de pensée gnostique nommé le Soufisme. Chose curieuse, cette dérive est très semblable à celles des Juifs et des Chrétiens, et ce, pour une raison historique : la cohabitation en Espagne des Sages des trois religions du Livre qui travaillaient ensemble dans « Les Maisons de la Sagesse » (jusqu’au XIIe s)jusqu’à ce que la reine Isabelle la catholique fasse contre Juifs et Musulmans une guerre sans merci. Autre point commun entre nos trois religions : les hérétiques de chacune d’elles furent chassés et massacrés par les purs et durs défenseurs des religions. Cela dure encore car les Soufis sont massacrés en Indonésie en plein XXIe siècle.
Toutes ces gnoses ont une origine philosophique commune très ancienne qui prend sa source dans les religions égyptiennes du temps de Moïse, qui diffusa sa religion dans tout le Moyen Orient, lequel diffusa ensuite autour de la Méditerranée et l’Europe (doctrine du Verbe Lumière).
Enfin, pour boucler succinctement ce tour d’horizon gnostique, je signalerai un phénomène typiquement européen, ce fut l’apparition à la fin du XVIe et début du XVIIe siècle des loges et obédiences maçonniques en Angleterre. Ce pays était alors en pleine guerre entre une dizaine de religions chrétiennes et un groupe de savants et de sages dont le plus connu est Newton inventèrent une « religion laïque » universelle, la franche maçonnerie. Elle s’est depuis diffusée dans le monde entier, englobant des hommes de toutes religions de la terre, qui travaillent et fraternisent dans la quête spirituelle. Sauf exception, la franc maçonnerie régulière est déiste et se réfère au concept du Grand Architecte de l’Univers.
• Les courants déistes ont l’avantage de se référer à des personnages historiques dont les arguments sont basés sur des raisonnements scientifiques connus et réels.
• Les courants théistes se réfèrent à des paroles révélées par Dieu à des personnages mythiques ou légendaires dont les arguments ne laissent aucune place à la réflexion logique.
Les arguments déistes touchent des minorités instruites, dotées d’esprit critique, portées sur la recherche spirituelle.
Les arguments théistes touchent le plus grand nombre, composé des personnes qui ne veulent pas perdre leur temps à réfléchir sur des choses qu’ils jugent hors de portée humaine et qui, malgré tout, vivant dans la crainte de la mort, souscrivent à une « assurance » de vie spirituelle en adhérant aux dogmes et doctrines religieux
Je me refuse à porter un jugement de valeur sur les courants déistes et théistes, les deux ont probablement raison et je voudrais démontrer qu’ils sont complémentaires car ils procèdent du même phénomène de révélation mais ni au même moment ni au même endroit.
• Pour ne parler que de la religion Catholique, majoritaire en France, elle était créationniste il y a quelques décennies, jusqu’à ce qu’un pape déclare urbi et orbi que « La théorie de l’évolution n’est plus une hypothèse ». C’est un progrès mais qui n’engage pas beaucoup … Pour engager la religion Catholique dans la voie de l’évolution ce pape aurait dû dire que la théorie de l’évolution étant avérée et incontestable, l’Eglise Catholique l’intègre dans sa doctrine et en accepte toutes les conséquences.
On pourrait présenter les arguments des physiciens comme Hubert Reeves, parmi beaucoup d’autres, mais je préfère présenter le principe d’évolution selon Teilhard de Chardin, énoncé dans les sept points ci-après :
1. Existence d’un Principe Divin, hors espace/temps, défini comme Force et Information de toute chose.
2. Création de l’univers par ce Principe. Moment 1 (big bang), début de l’espace/temps. Point Omega Créateur.
3. Evolution de la matière ainsi créée sous des formes de plus en plus complexes. Point Omega évoluteur.
4. Avec l’augmentation par paliers de la complexité de la matière, manifestation du phénomène de centréité, lequel va de pair avec l’apparition de la conscience en des états primitifs.
5. Evolution du principe complexité/centréité/conscience jusqu’à l’apparition de la vie.
6. Dans le prolongement de cette évolution, franchissement du palier de la réflexion, l’Homme est arrivé ; début de la noosphère (sphère de pensée).
7. Dans le prolongement de la noosphère (Teilhard nomme ce phénomène « atomisme de l’esprit »). Ce phénomène humain se produit sur toutes les planètes habitables de l’univers et se termine par le point Omega attracteur avec, si possible, plus d’esprit qu’il n’y en avait au point (a).
Devant une telle courbe ascendante de l’évolution que l’on peut facilement concevoir dans notre tête, la création peut être placée au point (b) ou au point (f). Dans les deux cas il y a création et il y a évolution. On constate ainsi combien la guerre entre créationnistes et évolutionnistes est stupide. Les deux clans ont raison, mais pas au même moment. Mais ce n’est pas là que je veux en venir (voir ci-après).
Antagonisme théisme / déisme. Si l’on se réfère aux définitions que je leur ai données au début de cette réflexion, on voit que la doctrine du théisme est proche du créationnisme alors que le principe du déisme est tout à fait compatible avec l’évolutionnisme ; en tous cas c’est ainsi que philosophes et théologiens conçoivent la question s’ils sont de bonne foi.
Quant à moi, je pense que « l’effet de clan »se loge dans les chromosomes des hommes, ils sont à l’affût de la moindre différence pour justifier la prise de pouvoir du clan de chacun sous la bannière de cette différence. Le plus grand rêve de l’Homme est le pouvoir et tous les moyens sont bons pour le conquérir. Il ne reste plus qu’à cimenter les arguments de leurs différences en utilisant la philosophie et la théologie : on prend un grain de sable et on en fait une montagne (c’est le cas de certains philosophes qui n’ont rien d’important à dire).
Comment une telle contestation a-t-elle pu évoluer pour en arriver à la divergence déisme/théisme ?
Les déistes descendent au fond d’eux-mêmes pour méditer (principe socratique) et pensent par eux-mêmes (principe voltairien). Ils arrivent à la conviction que le principe de l’Esprit Divin est contenu dans la matière depuis ses états primitifs jusqu’aux plus élaborés. Cette manière de penser conduit tout droit au panthéisme (Dieu-nature). Sur cette base la révélation divine se fait en chacun, dans la mesure où elle est recherchée.
Les théistes se réfèrent à des personnages humains et légendaires à qui Dieu a révélé la vérité : Abraham, Moïse, Jésus, pour ne considérer que les religions judéo chrétiennes, excluant ainsi toutes les autres religions, lesquelles se comportent de la même manière. Ces révélations autant mythiques qu’anciennes pourraient s’analyser selon le système de méditation des déistes, mais elles ne le font pas, « ça ne ferait pas sacré » car ces révélations méditatives peuvent se produire théoriquement dans chaque être humain suffisamment préparé à la recherche spirituelle.
La vraie raison du rejet de la voie déiste par les préceptes des religions chrétiennes réside justement dans le fait que si tout être humain a la possibilité d’accéder lui-même, tout seul, à la vérité, ne serait-ce que partiellement, non seulement les chefs religieux sont inutiles mais il ne devient plus possible d’édifier un appareil religieux susceptible d’influencer les chefs d’états, voire même d’accéder à la théocratie. Depuis toujours les religions ont ambitionné cela et l’ont bien souvent obtenu.
Depuis toujours les gnostiques de toutes confessions, eux qui pensent autrement, ont été persécutés, exclus et c’est encore le cas à notre époque, partout où on élève des murs du silence. Les bûchers n’existent plus en Occident, mais les religions ont été récupérées par les révolutionnaires de toutes mouvances pour créer des casus belli et passer à l’acte. Les affrontements des islamistes contre les Satan de l’Occident ne sont pas autre chose.
Aux U.S.A. les luttes d’influence entre créationnistes et évolutionnistes n’est rien moins qu’une guerre pour le pouvoir. Idem pour l’excommunication des francs-maçons.
L’interdiction par le Vatican faite à Teilhard de Chardin de publier ses œuvres n’a pas d’autre cause. On peut y revenir succinctement. Dans les années 1920 un ami de Teilhard travaillant à Rome au Saint-Office lui demanda son avis sur la notion de « chute originelle ». Naturellement, Teilhard répondit que de chute il n’y avait point (il dit lui-même que le concept de péché originel était un repoussoir pour les athées), mais surtout, il a avancé que, bien au contraire, non seulement il n’y avait pas « chute » mais qu’il y avait une « montée » évolutive. De cette réponse, le Saint-Office a déduit qu’en l’absence de péché originel la notion de Rédempteur était menacée, entraînant l’effondrement de tout le dogme chrétien.
En missionnant Teilhard pour de la paléontologie en Chine, les Jésuites lui ont évité une disparition totale mais, soixante ans après, nous en sommes toujours au même point, malgré les tentatives de récupération de la pensée teilhardienne par l’Eglise ; pensée expurgée bien entendu.

Travail présenté en loge, avant la guerre des roses…par un BAF qui a rejoint l’orient éternel.

Alors ! Suis-je un théiste insatisfait ? Peut-être…
J’ai cru que la FM serait un chemin qui me permettrait de réconcilier Foi et Raison, mais comme dit Voltaire dans son dictionnaire philosophique :
« Si tu es juste, tu as tout dit, ta force, ta prudence, ta tempérance, sont des qualités utiles et si tu les as, c’est tant mieux pour toi, si tu es juste, c’est tant mieux pour les autres. Mais ce n’est pas encore suffisant : il faut être bienfaisant, voilà ce qui est vraiment cardinal ».

N’est-ce pas là notre but ? à nous Franc maçon !

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24 réponses à Théiste ? Déiste !!

  1. Anonyme dit :

    Le Christ n’a jamais dit qu’il était fils de Dieu. Mais chacun peut exprimer sa croyance. Je pense qu’il est un grand prophète comme Moïse. Il a fait fortune par le nombre de ses disciples plus de 2 milliards. Il est au hit parade des religions. Son message d’amour ne cesse de s’amplifier. C’est une valeur sûre en bourse de la croyance en Dieu. L’Etat d’Israël dans sa religion de l’Ancien Testament, se rapprochera de plus en plus du fils sauveur, qui représente une armée de fidèles très importante.

    • Jacques Bernadac dit :

      Quand il dit  » Père, pourquoi m’as tu abandonné ? »
      La religion Catholique est trinitaire.

      • brutus dit :

        Père, pourquoi m’as tu abandonné ?
        Il pensait à Joseph !
        Celui-là c’était pas un génie !

        • Jacques Bernadac dit :

          Lamentable !!!

          STOP !

          L’Ermite retourne dans sa caverne.

        • Anonyme dit :

          Joseph était maître charpentier . Il construisait des bateaux et maisons. Un Charpentier à l’époque était un érudit. Joseph était bon, il aurait pu être jaloux du Bon Dieu. C.Galinier

  2. Ping : LA REVUE HEBDOMADAIRE DU WEB MAÇONNIQUE ! | GADLU.INFO - Franc-Maçonnerie Web Maçonnique

  3. brutus dit :

    Cette planche de qualité est néanmoins confuse notamment lorsqu’elle dit : «Le théisme  maintient lui aussi son indépendance totale par rapport aux religions» ce qui est absolument faux et même contraire à la démonstration de la planche elle même.

    En réalité on dénombre sept manières de croire en une transcendance. Les voici :

    Animisme : Religion ou croyance qui attribue une âme aux animaux, aux phénomènes et aux objets naturels.

    Polythéisme :Doctrine ou religion qui admet l’existence de plusieurs dieux. (antiquité grecque et latine hindouisme)

    Théisme : Dogme ou système religieux qui détermine la nature de Dieu et lui attribue un certain nombre de qualités (bon, puissant, créateur du monde, etc.) connues des hommes par la révélation. (Ex.: religion Catholique)

    Syncrétisme : Système philosophique ou religieux qui tend à fondre plusieurs doctrines religieuses différentes. (Ex.: Soufisme, Bahá’í)

    ‎Déisme : Opinion, croyance de ceux qui admettent l’existence d’un être suprême mais qui refusent de lui appliquer toute détermination précise et rejettent la révélation, les dogmes et les pratiques religieuses. Dieu a créé le monde parfait mais ensuite il n’y intervient plus. (Voltaire)

    Panthéisme : Conception de la divinité évoquant une force impersonnelle présente partout dans le monde et en nous (Stoïciens, Spinoza, Hegel).

    Agnosticisme :   Doctrine ou attitude philosophique tenant pour vaine toute métaphysique et déclarant que l’absolu est inconnaissable pour l’esprit humain. (Kant Auguste Comte Camus)

    [Le tout par opposition à : Athéisme : doctrine ou attitude qui consiste à nier l’existence de Dieu, quel qu’il soit. (Nietzsche D’Holbach Marx]

    Le Board of General Purposed de la Grande Loge unie d’Angleterre a proposé en 1989 de modifier ainsi les Basics Principles de 1929 : « Les francs-Maçons placés sous sa juridiction doivent croire en un Être suprême. » 

    Cette modification de 1989 permettait de faire cohabiter en loge les sept manières de croire en un Être Suprême.

    Mais cette modification à été rejetée par l’assemblée de grande loge de la GLUA et les Basics Principles de 1929 sont toujours appliqués pour faire obligations aux francs maçons de croire en la volonté révélée de dieu.(théisme)

    Il en résulte que toutes les obédiences reconnues par la GLUA demeurent théistes et par conséquent rejettent les six autres façons de croire en la transcendance.

    Dans ces conditions la Grande Loge de France et la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française ne peuvent en aucun cas adhérer aux Basics Principes Anglais de 1929 qui sont une offense au principe intangible de Tolérance maçonnique et à la Liberté de penser en toute conscience.

    Si le mainstream anglo saxon considère ces deux grandes loges irrégulières faute d’adhérer aux BP29, cela n’a pas la moindre importance.

    • Jacques Bernadac dit :

      Tu reprends, brutus: « Cette planche de qualité est néanmoins confuse notamment lorsqu’elle dit : «Le théisme maintient lui aussi son indépendance totale par rapport aux religions» ce qui est absolument faux et même contraire à la démonstration de la planche elle même. »

      Si je reprends la phrase en entier, et non la moitié comme tu le fais: « Le théisme (plus tardif que le déisme puisqu’apparu dans la langue française en 1756, mais au XVII° siècle en Angleterre) maintient lui aussi son indépendance totale par rapport aux religions (« positives » dit le Petit Robert – sic ! mais c’est sans doute au sens d’existentialiste) , mais il admet que c’est un Dieu personnel (ayant le statut d’une personne douée de volonté, de morale), unique bien entendu, distinct du monde et exerçant sur lui une action. » Le sens n’est plus le même!
      une autre définition:
      Un théisme (du grec theos, dieu) est une croyance ou doctrine qui affirme l’existence d’au moins une divinité sans forcément que ces divinités aient encore une influence dans l’univers. Selon le théisme religieux, la relation de l’Homme avec Dieu passe par des intermédiaires (la religion). » Ou pas !
      Cf: l’église primitive.
      Tu ne peux pas dire que le théisme est forcément religieux, surtout à notre époque.

      • brutus dit :

        Ne discute pas ce qui n’est ni discutable ni interprétable.
        Theisme de theos comme théocratie ou théologie est indissociable d’une religion du livre : juive chrétienne ou islamique. Ce que tu dis n’est pas recevable. Tu dis : «Un théisme (du grec theos, dieu) est une croyance ou doctrine qui affirme l’existence d’au moins une divinité sans forcément que ces divinités aient encore une influence dans l’univers»

        Je ne sais pas si tu te rends compte de ce que tu dis ?

        • Jacques Bernadac dit :

          « Dieu a une existence personnelle et une action dans l’univers. Contrairement à la vision déiste, le théisme affirme clairement l’ingérence du divin dans les affaires humaines, ingérence qui peut être directe, ou passer par des intermédiaires (prophètes et institutions religieuses).

          « ingérence qui peut être directe, ou passer par des intermédiaires »

          ma vision du théisme est directe.
          Essaie d’être moins péremptoire dans tes affirmations!
          Je crois en effet que le Christ est Fils de Dieu…et je ne suis pas le seul imbécile à le croire.

          • brutus dit :

            Je ne suis pas péremptoire mais tu ne peux pas dire ça
            1«Un théisme (du grec theos, dieu) est une croyance ou doctrine qui affirme l’existence d’au moins une divinité sans forcément que ces divinités aient encore une influence dans l’univers»

            Pour ensuite dire ça :

            2« Dieu a une existence personnelle et une action dans l’univers. Contrairement à la vision déiste, le théisme affirme clairement l’ingérence du divin dans les affaires humaines, ingérence qui peut être directe, ou passer par des intermédiaires (prophètes et institutions religieuses)»

            C’est l’un ou l’autre mais pas les deux.

            En fait ta première phrase est incorrecte et la seconde parfaitement juste

          • Jacques Bernadac dit :

            Dans la première phrase, l’auteur que je cite parle d’un théisme religieux et d’un théisme en dehors des religions, un peu comme la religion primitive, Est ce cela que tu ne comprends pas ?

          • Jacques Bernadac dit :

            J’aime beaucoup cette maxime:

            « L’insensé voyage toute sa vie sans savoir où il va, ni d’où il vient, ni ce qu’il doit faire, mais le sage se rend compte de tous ses pas, parce qu’il en connaît l’importance et le terme » (Ev de Jean).

            Mais moi, je n’oblige personne à la partager…

          • Désap. dit :

            Cher Jacques, il ne comprend rien celui-là, il fait du cartésianisme avec l’Univers, il s’imagine que ce qu’il voit est la vérité et traitre d’imbécile quiconque ne pense pas comme lui.
            Définitivement je te laisse avec ce pauvre ère.
            Au fait et pour info, le panthéisme n’est jamais que la déclinaison multiple d’une seul et même chose, c’était la religion, les initiés aux Mystères d’ Isys et d’Eleusis nommaient ainsi ce qui était accessible aux non initiés ; le postulat initiatique a, de tout temps, toujours relevé d’un principe unique.
            Bon courage avec les savants de la GLAMF.

          • Jacques Bernadac dit :

            Ce n’est pas le courage qui me manque, mais peut être d’autres affidéliciens….
            et certainement notre GM nous manque ?, à moi ? surement !

          • brutus dit :

            Pour info @desap
            Confondre, comme le fait desap, le culte isiaque avec le panthéisme de spinoza ferait rougir de honte un étudiant en philosophie.
            Mais desap n’en a cure : dans son village, il passe pour un intellectuel et cela lui suffit.

          • Désap. dit :

            Réalité de la Grèce antique et spéculations philo-lyriques d’un auteur surement de bonne foi mais seulement de bonne foi.
            Brutus a choisi,
            l’horizon de ses connaissances : ses certitudes,
            son périmètre : sa loge …
            sa quoi ?
            :-) :-)

          • brutus dit :

            Je n’ai rien compris à ce qu’a dit desap
            Quelqu’un a-t-il un décodeur ?

      • Anonyme dit :

        Tu sais mon Brutus, tu m’ouvres des horizons le Panthéisme me convient assez bien. C.Galinier

        • willy dit :

          Bonjour
          1ère visite du site et j’ai bien relevé l’adjectif « polémiste » !
          Cependant si les querelles sur des « définitions » sont courantes, ne devraient-elles pas, ici, être davantage encadrées par la Tolérance qui, en L, …(etc).
          Reste que l’expression de « théisme religieux » utilisée (ou reprise) par JB s’apparente à un oxymore autorisant la confusion…
          A une visite prochaine.

          • Désap. dit :

            « théisme religieux » un oxymore ?
            j’y vois plutôt et résolument un pléonasme,
            raison pour laquelle « théiste » ne peut qualifier la Maçonnerie, c’est d’ailleurs un non sens au regard de ce qui différencie les deux domaines.

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